Sociabilisation: mon défi personnel.

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Il y a deux mois, j’ai publié un premier article d’introduction à mon défi personnel: devenir plus sociable. Suite à ce billet, j’ai eu plusieurs réactions sur lesquelles je souhaite revenir; j’en profite également pour parler de l’avancée de ce défi et pour apporter quelques précisions essentielles.

Tout d’abord, j’aurais dû expliciter ma définition du terme « asocial » que j’ai utilisé dans le premier article. Pour moi, être asocial n’est pas une insulte. C’est un fait, un adjectif qui parle d’une réalité concrète sans jugement: dans ma tête, l’asocial est une personne qui tisse peu de liens sociaux. Ce n’est ni mal, ni moche, ni super cool. C’est juste comme ça, point. Si la personne est contente de sa démarche, il n’y a rien à en dire.

Mais selon ce que je lis dans le Larousse en ligne, l’asocial montre une incapacité à s’adapter à la vie sociale. Cela sous-entend qu’il est moins capable qu’une norme établie ? La définition officielle de ce mot comporte une échelle de valeur… Je ne voyais pas les choses comme ça.

Le terme d’introverti convient beaucoup mieux.

Passons au second type de réactions recueillies à la suite de mon premier article:

« Il faut s’accepter tel que l’on est. »

Et bien non.

Pourquoi une réaction si violente de ma part, face à un mode de pensée positif et fertile?

Tout simplement parce qu’il y a des choses qui nous sont inculqués de force durant notre enfance. Et je refuse de réduire ma personnalité à des valeurs et des comportements qui m’ont été imposés ou qui se sont créés suite à des traumatismes.

Je ne suis ni mes parents ni mon traumatisme.

Mes préférences penchent plutôt vers les comportements introvertis (penser avant de parler, avoir un besoin de solitude pour se recharger, se sentir fatiguée par les interactions sociales…) mais les choses ne sont pas si simples. J’ai toujours voulu être plus volubile, créer plus de liens avec autrui, me poser parfois au centre de l’attention, travailler dans un groupe dans une joyeuse cacophonie… Ces comportements ne me révulsent pas.

Je ne me suis jamais sentie étrangère à l’idée d’être extravertie. L’envie et les compétences, je les sentais, déjà présentes. Il y avait juste une énorme barrière de peur et de doutes qui bloquait le passage.

C’est facile d’écrire « je ne suis pas mes traumatismes »; la réalité est plus longue et ardue que quelques mots à taper sur un clavier. Dépasser les valeurs et comportements qui nous ont été imposés nécessite un travail sur soi, l’aide d’amis précieux et de quelques bons spécialistes thérapeutes. Et du temps. Beaucoup, beaucoup de temps.

Je ne dis pas que tous les introvertis sont des traumatisés en puissance. Dans ce billet, je te parle juste de mon cas.

Introvertie de nature, je pense que cette tendance a été exacerbée par certains évènements et quelques notions éducatives. Voilà pourquoi je fais de mon mieux pour dépasser ces choses là, en cherchant un chemin dans lequel je me sens à l’aise tout en respectant mes besoins. Équilibrer mon introversion fait partie de ces besoins.

Comme l’explique l’excellent livre Cultiver son réseau quand on déteste réseauter (merci Sterenn pour cette suggestion !), il est possible d’être introverti et sociable ! Oui ! Et cela, sans se transformer en quelque chose que nous ne sommes pas… Je parlerais de cet ouvrage dans un article dédié, dimanche prochain.

L’avancée de mon défi

J’ai eu du mal à démarrer. Pour tisser des liens, il faut du temps ! Et je suis toujours en train de faire quelque chose (recherches personnelles, travail salarié, travaux manuels, lecture, profiter de mon compagnon…)

Durant tout l’été, j’ai essayé d’être plus sociable IRL mais aussi sur les réseaux sociaux. Face à des gens en chair et en os, j’ai fait quelques progrès. Sur internet cependant… Je discute avec les gens depuis quelques jours seulement.

C’est lent mais je suis tout de même satisfaite: l’évolution est bien présente. Je développerais un peu plus ce défi dans un troisième et dernier article durant le mois d’octobre. D’ici là, je pense avoir assez de matière pour écrire quelque chose d’intéressant !

Les réactions et questions sont les bienvenues ! N’hésitez pas, ce sera un plaisir de vous lire, échanger, débattre… Bon dimanche à tous !

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3 réflexions sur “Sociabilisation: mon défi personnel.

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