Tu es trop émotive/sensible

Emotivité

C’est mal vu d’être trop sensible, les gens lancent des regards gênés ou consternés. J’admets être moi-même agacée par certaines manifestations émotives (c’est peut-être causé par des fragments de rancœur qui persistent en moi – si j’ai réussi à me contrôler, pourquoi t’en es pas capable toi ?)

Peut-être que la sensibilité d’autrui nous agace parce qu’elle nous renvoie aux sentiments que l’on cherche à fuir. Bref.

J’étais trop émotive. Ça m’a porté préjudice, cette situation a créé un cercle vicieux de culpabilité et de frustration… Alors j’ai pris des mesures radicales, je me suis détachée de tout.

Et bien, vous savez quoi ?

L’émotivité n’est pas un crime. Lutter contre elle, c’est la fausse bonne idée qui t’enfonce plus qu’autre chose.

Je le répète: être plus sensible et manifester plus d’émotivité, ce N’EST PAS MAL.

Je dis « oui » à l’amélioration de soi-même… mais le bien-être durable ne passe pas par des méthodes d’enfermement et de destruction.

Se couper de ses émotions, les réfréner au plus profond cela finit toujours par nous exploser à la figure, expérience testée par mes soins et observée chez d’autres. L’émotivité n’est pas une faiblesse.

Supprimer une émotion au lieu d’essayer de la comprendre, c’est dérégler tous ses mécanismes biologiques et psychologiques.
C’est court-circuiter le bon fonctionnement du corps et de l’esprit.

Je balance aux oubliettes le diktat du contrôle absolu de soi. Nous ne sommes pas des robots, le sourire plaqué sur le visage en accumulant au fond de nous tout ce que l’on ressent – comme une cocotte minute ! Il faut une soupape, un truc sain pour que la pression s’échappe tranquillement.

L’émotion en elle-même est une soupape de sécurité. Elle nous permet de garder un équilibre au niveau du système neurovégétatif. Tout au long de la journée, notre environnement produit des signes que nous percevons: l’émotion est là pour évacuer le stress produit par ces signes. Les personnes plus sensibles vont capter beaucoup plus de signes que la moyenne… Elles vont donc avoir un plus fort besoin d’évacuer le stress, c’est de là que provient une plus grande émotivité. La soupape est plus importante car la quantité de stress l’est aussi.

Pour couronner le tout, l’émotion n’est pas rationnelle, elle est liée à la mémoire. Cela signifie qu’en étant sous le coup d’une émotion, d’autres souvenirs peuvent revenir à la surface… et donc alimenter encore plus l’émotivité.

Je vais donc conclure par une note bien pragmatique: je publierais le mois prochain quelques astuces pour prendre en main son émotivité sans se faire de mal. Parce que se faire du mal… C’est mal, vous voyez ? (Ok, je sors…)

Et vous, l’émotivité ça vous parle ? Ceux qui le sont trop vous agacent ? Ou vous avez trouvé des astuces pour ne pas la laisser vous dominer ?

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